Accueil anne à cheval
Equirando Vizille (Isère) 23-07-2010

Itinéraire:
Treffort - Chinchilianne - Tréminis - Saint Arey - Cholonge - Vizille

Intérêt: Difficulté:
Paysages magnifiques avec en toile de fond les Alpes. On ne se lasse pas d'admirer le mont Aiguille. des cailloux, encore des cailloux ! et bien sur du dénivelé ! A part ça les chemins sont bien balisés, peu de risques de se perdre !
Carte des balades

Description

Vendredi 16 juillet
4h du matin, le réveil est difficile…. nous avons décidé de partir de bonne heure pour éviter la chaleur et les bouchons. 550 km de route nous attendent pour rallier Treffort, qui sera le départ de notre randonnée à destination de Vizille. La route se passe bien, les chevaux ne bougent pas d’une oreille dans les vans, et pourtant ils n’ont jamais fait  un aussi long voyage ! Presque 8h de route. Nous arrivons au camping,  ou nous nous empressons de mettre les chevaux au pré et de monter nos tentes.

Samedi 17 juillet
Cette journée est consacrée à la logistique. Nous n’avons pas d’assistance, nous devons donc rapatrier un véhicule au point d’arrivée. Nous profitons un peu de ce temps libre pour visiter les alentours.

Dimanche 18 juillet
C’est aujourd’hui que commence notre randonnée: 6 jours et 5 nuits en autonomie, avec nuits en gites. Nous nous sommes arrangé pour ne pas avoir à transporter les grains des chevaux, ni de sac de couchage ou de tentes. Des affaires pour 6 jours, ca prend déjà pas mal de place !

Dès le premier kilomètre, nous sommes au parfum de ce qui nous attend…. Un petit sentier très raide avec plusieurs arbres en travers dont 2 que Sébastien a du couper à la machette !!! Résultat, au bout d’une heure nous avons à peine parcouru 2km ! Pour la suite nous restons sur les chemins balisés, qui semblent plus praticables. Je scrute l’horizon et d’un coup surgit derrière des branches de pins un imposant monolithe. Il s’agit du Mont Aiguille, qui se dresse fièrement sur son socle pyramidal. Il donne un petit air de far-west au Vercors ! Mon regard est comme aimanté par ce majestueux roc. En fin d’après midi, nous atteignons la ferme des 4 chemins, à Chichilianne, aux pieds du Mont Aiguille. Cette étape fut longue, près de 38km. Nous ne ferons pas long feu ce soir, la fatigue de cette première journée de randonnée nous mène droit au lit !

Lundi 19 juillet
Après une nuit de sommeil réparatrice, nous reprenons la route en direction de Tréminis. Les paysages sont de toute beauté, surtout à l’approche du gite du soir – le Chris-Cath -  qui se trouve aux pieds du Grand Ferrand, une montagne qui culmine à 2758m.

Au gite nous rencontrons 2 autres groupes de cavaliers en route pour Vizille. Nous partageons nos impressions et anecdotes de randonnées autour d’un repas sur la terrasse du gite qui offre une vue panoramique sur le massif de l’Obiou.

Mardi 20 juillet
Nous remontons vers le nord en direction de Saint Array. La chaleur est particulièrement virulente aujourd’hui. Heureusement il y a toujours de nombreux point d’eau en cours de route pour les chevaux. Chaque village  que nous franchissons possède sa fontaine, avec une eau particulièrement limpide.

Nous arrivons à proximité des gorges du Drac, que nous ne franchissons par le pont du Cognet. Il s’agit d’un pont très étroit, pourtant desservi par une route départementale (j’ai compris en voyant la largeur du pont pourquoi on n’avait pas encore croisé de voiture sur cette route !!).

Le hameau qui abrite le gite du soir – le domaine des Genevreys – est très isolé. Les derniers kilomètres me paraissent interminables, et sont  très rude pour les chevaux, compte tenu du dénivelé important qu’il comporte. Nous devons nous arrêter toutes les 5 minutes pour laisser souffler les chevaux. Je n’avais jamais vu mon cheval dans un tel état de fatigue ! 

Après avoir mis les chevaux au pré, nous nous empressons d’aller nous rafraichir dans la piscine du gite !

Mercredi 21 juillet
Les nuages commencent à pointer le bout de leur nez… grrrr… juste le jour qui pour moi était le point fort de la randonnée : la montée au sommet du Sénépy, à 1800m d’altitude, qui offre une vue panoramique à 360°.

Le Sénépy est une des plus grandes prairies de France, des troupeaux de vache de tout le pays viennent ici en alpage pour l’été. A première vue cette chaume ressemble beaucoup à celles des Vosges, mais les montagnes environnantes trahissent sa localisation ! Nous croisons le berger en charge de toutes les vaches. Christine va a sa rencontre pour lui demander de signer notre carnet de route.

Arrivés au col, Sébastien et moi poursuivons l’ascension au sommet du Sénépy, tandis qu’Annick et Christine nous attendent, parmi les vaches qui les regarde manger leur casse-croute.

La monté est abrupte, tout comme le dévers qui nous côtoie, tantôt à droite, tantôt à gauche, selon les méandres des lacets du chemin.

Enfin nous arrivons au sommet. Nous découvrons une étendue d’eau parfaitement ronde ou s’abreuvent les vaches. Nos efforts sont récompensés par le magnifique panorama. Malheureusement la vue commence à se boucher, nous distinguons à l’horizon que nous n’allons pas échapper à une averse….

Nous nous empressons de faire nos photos et redescendons hâtivement rejoindre Christine et Annick, restées en bas. Pour rejoindre plus rapidement le gite du soir, on décide de couper par le tire-fesse de la station de ski des Signaraux. Nous suivons la descente du tire-fesse, qui s’avère être très raide et très caillouteuse ! On progresse très lentement. Le gite des Signaraux est en vue. L’accueil fut des plus chaleureux, et notre petit chalet le plus confortable de tous !

Jeudi 22 juillet
Ce matin, le temps est mitigé, mais cela semble tenir pour une bonne partie de la journée. Le point d’intérêt du jour est le passage à la Pierre Percée, curiosité naturelle due à l’érosion. Nous y rencontrons de nombreux cavaliers. C’est un peu le passage obligé de l’itinéraire !

Un peu plus loin nous nous arrêtons au lac de Pierre-Châtel pour la pause-déjeuner. Les chevaux sont un peu réticents à rentrer dans l’eau. Je ne sais pas si ce sont les vaguelettes ou l’écume sur la berge qui les effraient, mais après quelques encouragements, ils finissent tous par y rentrer.

Après la baignade, nous attachons les chevaux aux arbres et cassons la croute. Le gite suivant n’est pas très loin, nous en profitons pour faire la sieste,  qui sera vite écourtée par un ciel devenant plus que menaçant. 

Nous décidons de rejoindre au plus vite le gite pour éviter l’orage. Cette course contre l’orage nous donne l’occasion de faire notre premier galop de la rando !!!

Nous arrivons à temps au gite, car à peine les chevaux dessellés, il se met à pleuvoir des cordes !! Nous nous dépêchons de monter nos paddocks sous la pluie.

Le gite du Mas, à Cholonge est un des nombreux J-1. Il y a donc beaucoup de monde. Surtout que le CDTE de l’Ile de France en a fait son point de ralliement. Nous nous retrouvons à 70 cavaliers dont une quarantaine de parisiens.

La soirée est animée par un groupe de musiciens et de danseurs folkloriques. Tous les cavaliers sont conviés à quelques pas de danses.

Cette soirée fut bien sympathique et nous a encore donnée l’occasion de faire de belles rencontres.

Vendredi 23 juillet
Ultime jour de rando, ce soir nous rejoignons Vizille. Il faut à présent descendre de la montagne. Vizille n’est situé qu’à 220m d’altitude. Nous effectuons la quasi totalité de la descente à pieds. Le chemin est raide et caillouteux, comme la majorité des chemins du secteur.

L’urbanisation s’intensifie, l’arrivée est proche ! Les remparts du château sont en vue, nous les longeons pendant un long moment (le château est très vaste !). Nous arrivons sur la place centrale de la ville, où une arche d’arrivée comme sur les courses sportives marque la fin de cette randonnée de 6 jours, où nous aurons parcourus 180km.

Nous prenons connaissance de l’emplacement des boxes et paddock des chevaux, et du dortoir, situé dans le lycée voisin. Le soir tous les equirandins se retrouvent sous le chapiteau pour un diner un peu expéditif pour cause de spectacles et soirées de gala à 22h.

Cependant l’ambiance est chaude à table ! Dommage que cela n’ait perduré en raison du dispersement des gens pour rejoindre les animations suivantes. Petit bémol au traiteur et au service en salle… les repas n’étaient pas à la hauteur des montagnes ! Le service encore moins….

Samedi 24 juillet
Le point névralgique de l’equirando c’est bien sur le grand défilé costumé dans les rues de la ville ! Le CRTE Alsace avait subventionné la location de costumes alsaciens pour tous les participants, afin de faire briller les couleurs de l’Alsace. Jean-Louis Siat, le président du CRTE Alsace, nous a ramené en mains propre les costumes.

Ce fut la première fois que je revêtis un costume Alsacien. C’était assez émouvant, je dois avouer, de représenter ma région en costume traditionnel. J’avais pris soin d’amener avec moi le drapeau alsacien, pour parfaire l’ensemble.
Le micro appelle enfin les cavaliers alsaciens. Ca y est c’est le départ pour nous ! Moi et sébastien partons en tête, en tant que porte drapeau (moi l’alsacien, Sébastien le français.)

 Nous sommes la première région de France dans le cortège. Devant nous nous précèdent les cavaliers des délégations étrangères : allemands, italiens, belges, suisses et polonais. Je ne sais pas si c’était nos costumes, notre région (par sa forte identité et sa popularité) ou le fait que nous étions les premiers cavaliers français du cortège, en tout cas l’accueil des spectateurs était à chaque fois salué par de nombreux applaudissements et d’éloges à notre égard !

Dimanche  25 juillet
Dernière journée des festivités. Aujourd’hui nous assistons au spectacle de Jean-Marc Imbert et aux galopades du futur. Ce dernier spectacle est un tremplin pour les jeunes artistes du milieu équestre. Nous faisons nos dernières emplettes dans le village des exposants, ou les stands de matériel équestre côtoient les stands de produits régionaux.

Lundi 26 juillet
Nous prenons la route de bonne heure pour rentrer en Alsace. Le voyage parait interminable…. Les paysages familiers de la plaine d’Alsace nous apparaissent enfin, au bout de 7 heures de voiture. Bizarre, elles ont l’air petites nos collines vosgiennes, après notre expédition dans les Alpes !! J’arrive enfin à l’écurie de Christine, dans la vallée de la Bruche. Il me reste encore 45 minutes de route pour rejoindre mon écurie. Ca y est enfin, je coupe le moteur, je décharge Lipton et le ramène dans son pré ou il retrouve ses compagnons, qui l’appellent frénétiquement depuis le chemin.

Voila, l’equirando est terminée. Tout s’est bien déroulé, il n’y a eu aucun bobo ni chez les chevaux, ni chez les hommes. Je garderai de ce périple de jolis paysages et de belles rencontres.


 Parking van:
Carte des balades
Aux pieds du mont Aiguille
Aux pieds du mont Aiguille